La Guadeloupe demande des comptes : lettre ouverte aux Autorités Responsables.

L'année 2009 qui s'est terminée a été pour la Guadeloupe une année terrible, marquée par des événements qui laisseront des traces négatives pendant des années : prise d'otages, violences, privations des libertés individuelles, atteintes aux droits essentiels des individus, menaces permanentes sur la sécurité et les droits des citoyens, récession économique, xénophobie marquée et entretenue. La liste, non exhaustive, des troubles qui ont secoué notre île pendant un an ne peut pas rester sans explications ni recherches des responsabilités.





La mainmise du LKP

Les événements du début 2009 qui ont vu un groupuscule d'individus bien connus chercher de façon déterminée à déstabiliser toutes les structures de l'île pour en prendre le contrôle ne peuvent en aucune façon être assimilés à un mouvement social. Il n'y a jamais eu de grève générale aux Antilles Françaises mais bien clairement une tentative évidente de prise de pouvoir par des mouvements extrémistes parfaitement connus et identifiables que le faux mouvement LKP n'a pas dissimulé longtemps.

Après quelques moments d'égarements pendant lesquels de profondes et puissantes manipulations ont pu mener une partie de la population à se tromper de route et à suivre ces apprentis terroristes, il faut considérer que dès le mois de mars 2009, les diverses tentatives de mobilisation du LKP ont été de moins en moins suivies, mettant en évidence le rejet profond de ce mouvement par la majorité de la population antillaise.

Pourtant, on a continué à traiter avec ce LKP, totalement illégitime et non représentatif, ce qui a eu pour effet immédiat de faire perdurer la crise économique et humaine et a nuit considérablement au retour du calme et de la sérénité dans nos îles.

Aujourd'hui, la majorité des antillais qui a été prise en otage, qui a subit de plein fouet des atteintes inacceptables aux droits des citoyens français, demande des comptes.

Car il faut bien comprendre que si nous ne menons pas en profondeur une analyse sérieuse des responsabilités qui ont permis ces dérives perverses et dangereuses, nous ne retrouverons jamais une vie tranquille et sereine. Notre société et notre économie ne se relèveront dignement que lorsque nous aurons mis en évidence les dysfonctionnements qui ont favorisé une telle crise destructrice.
Jusqu'à preuve du contraire, Guadeloupe et Martinique relèvent du Droit Français. A ce titre il parait impératif que les mêmes lois s'appliquent ici comme dans tous les autres départements de la République.

Or ce n'est absolument pas le cas loin de là ! Pourquoi ?

- Pourquoi depuis des décennies, la Guadeloupe se trouve-t-elle en permanence déstabilisée profondément par des groupuscules d'extrême gauche ouvertement racistes et xénophobes comme l'UGTG ? Comment se fait-il que les Statuts de l'UGTG puissent contenir des propos parfaitement inacceptables et condamnables sans que personne ne s'en soit jamais offusqué ? En métropole aucune association, aucun mouvement politique ne pourrait écrire de telles insanités sans être immédiatement condamné !

- Les leaders de l'UGTG ont depuis toujours tenu des propos publics à l'égard des populations blanches, békés ou métropolitaines qui ne pourraient jamais rester impunies dans l'hexagone. Des fonctionnaires de l'Etat Français, des enseignants se permettent ici devant des caméras des propos, des menaces, des incitations aux troubles publics qui soulèveraient des tollés de protestations et des ouvertures d'enquêtes immédiates en métropole.

- Pourquoi un Préfet en Martinique a-t-il pu, sans aucun respect pour sa fonction, défiler vêtu d'un tee-shirt rouge, symbolique de mouvements extrémistes sans qu'il ne lui soit rien reproché alors qu'un autre en France pour de simples propos dans un aéroport a été mis à pieds sans ménagement ?

- Pourquoi le moindre discours raciste est-il systématique condamné en métropole quand il n'est jamais relevé aux Antilles ?
- Par ailleurs, un problème majeur ne pourra pas rester sans solution car il a été très largement à l'origine de l'ampleur des troubles qui ont perturbé notre société, c'est l'incroyable et intolérable collusion médiatique qui a servi sans faillir la cause de ce mouvement terroriste du LKP !

- Comment se peut-il qu'une télévision d'Etat, normalement contrôlée par le CSA, puisse donner la parole en permanence et sans contre partie à des « journalistes » ouvertement engagés dans un mouvement anti-démocratique ? Le personnel de RFO Télévision et Radio en Guadeloupe et Martinique, s'est livré sans aucun respect de la déontologie que le métier de journaliste impose, à une véritable propagande, à de profondes manipulations, à de permanents mensonges insupportables qui ont fait perdurer artificiellement l'audience du LKP quand ce mouvement était épuisé depuis longtemps.

-Pourquoi la société Antillaise n'est-elle pas protégée de la même manière que la société métropolitaine contre les agissements de certains faux journalistes qui manipulent sans cesse l'information à des fins partisanes ? Ne sont-ils pas payés par la redevance et ne doivent-ils pas des comptes à la société pour leurs mensonges et leurs engagements ? Les preuves de ces agissements existent, elles sont enregistrées !

- Qu'attend le CSA pour assurer ici une vraie liberté d'information. Doit-on rappeler que pendant des semaines entières, la population anti-LKP largement majoritaire, n'a pu se faire entendre autrement que par le biais des blogs et d'internet ?

- Pourquoi l'Etat français tolère-t-il en Guadeloupe et Martinique que les organes de communications soient entièrement contrôlés et à la solde de mouvements extrémistes, xénophobes et indépendantistes dont le premier acte est de porter atteinte à la liberté d'expression et d'information des citoyens ?

- Nous exigeons une intervention claire et précise sur cette question des médias dans nos DOM ! Il est inadmissible que l'Etat couvre, entretienne, paye et donne la parole à des individus qui le méprisent ouvertement et luttent clairement contre sa stabilité et sa légitimité.

- Les DOM réclament une véritable liberté d'expression et une presse neutre et objective.
Mais il y a plus grave encore.

- L'Etat français a depuis longtemps favorisé, encadré, légitimé la représentation syndicale dans un cadre précis et clair. Pourquoi en Guadeloupe tolère-t-on des dérives mafieuses au travers desquelles le « syndicalisme » sert des causes bien moins honnêtes, connues de tous et parfaitement contraires à l'intérêt de la lutte sociale ?

- Le LKP avec lequel, représentants de l'Etat, de la Région, du Département ont accepté de «négocier» n'a jamais eu la moindre légitimité légale, ni la plus petite parcelle de représentativité officielle ou populaire. Il n'y a nulle part trace d'un statut du LKP qui en fait n'existe absolument pas. Pourtant, on a laissé pendant des semaines ce faux mouvement syndical occuper la rue, terroriser la population, l'empêcher de vivre normalement sous la pression de milices organisées « Sécurité LKP » qui en d'autres régions de France auraient été immédiatement prises à partie avec raison par les services de sécurité de l'Etat. Depuis quand en France un mouvement extrémiste fantôme peut-il ouvertement occuper la rue avec des milices totalement illégales ?


La question du financement

Et puis enfin vient la question du financement de tout cela. Dans un livre plutôt compromettant pour sa légitimité et ses capacités d'analyses, M Yves Jego, Secrétaire d'Etat en charge de la crise en février dernier, livre des informations qui ne peuvent rester sans explication.

- Son livre est tout d'abord un tissu d'erreurs d'appréciation dans lequel il démontre de manière plutôt naïve sa totale méconnaissance de la société dans laquelle il était censé intervenir. Ce Monsieur s'est fait rouler dans la farine par quelques manipulateurs qui l'ont largement influencé. On comprend alors qu'il ait été remercié rapidement avant que de sombrer dans une adoration béate de Saint Domota.

-Cependant, il relève de façon assez surprenante que lors d'une entrevue « secrète » avec le fourbe Domota et le fou Clavier, il a été plus que surpris par l'énormité des moyens financiers dont disposait le LKP. Mais très bizarrement, lui le représentant de l'Etat n'a visiblement pas cherché à en savoir plus sur ce sujet pourtant essentiel.

- Et bien nous, nous voulons en savoir plus sur cette question !

Qui a financé le LKP ?

Aujourd'hui des certitudes existent sur les sommes d'argent énormes dont disposait Domota pour déstabiliser la Guadeloupe. On sait, car cela a fini par se dire, que beaucoup étaient grassement payés pour manifester, casser, terroriser. On sait que de grosses sommes ont servi à alimenter la fausse grève sociale dont l'objectif réel n'était que la prise du pouvoir par un parti politique indépendantiste dissimulé : l'UGTG.

Il semble que l'influence d'Hugo Chavez le «Président » Marxiste du Venezuela principal agitateur dans la Caraïbe, soit clairement établie en cette affaire. Des valises d'Euros auraient transité par St Domingue et se seraient plusieurs millions qui auraient été donnés au LKP pour faire chavirer la Guadeloupe vers la ligue d'extrême gauche de L'ALBA que Chavez cherche à étendre sur toute la Caraïbe. Notre voisine, La Dominique a déjà cédé à ses avances financières. La structure pro LKP du groupe Akyo ne serait pas étrangère à cette manipulation financière.

Mais l'on sait également que L'UGTG depuis la grande prise d'otages de 2005 avec le blocage du port de commerce s'est constituée un gros trésor de guerre. Tout le monde sait très bien que ses leaders, notamment messieurs Clavier et Gauthiérot se sont livrés à un véritable racket auprès des entreprises qui se voyaient proposer de voir sortir leurs containers contre de grosses sommes d'argent. En Guadeloupe et Martinique, les Dockers sont des nababs, nantis de pouvoirs incontrôlés dont ils usent en permanence au détriment de l'économie des îles. Qui dira combien de millions sont détournés et volés par les mafias qui règnent sur nos ports de commerce ? M Alain Plaisir pourrait certainement en dire long là-dessus .

Si le citoyen lambda que nous sommes a du mal à cerner ces questions, il n'en est évidemment pas de même pour ce qui est des Renseignements Généraux de l'Etat. N'en doutons à aucun moment, ils avaient connaissance de toutes ces informations dès fin 2008. L'argent de Chavez serait entré en Guadeloupe courant Août 2008 !

On nous a donc roulés ! Mentis ! Trompés !

On nous a pris pour des billes, des imbéciles, des aveugles !
Car comprenons bien que si L'Etat et ses représentants sur place savaient tout cela, ils pouvaient parfaitement modifier leur stratégie. Or ceux sont ces mêmes représentants qui sont allés s'asseoir à de fausses tables de fausses négociations avec un faux syndicat LKP dont les ambitions n'avaient rien de « sociales » !

Si M Jego savait que le LKP était soutenu par des organisations extérieures (il le savait !) pourquoi a-t-il continué à faire semblant de « négocier » avec ce groupuscule particulièrement dangereux ?

La vraie question que nous posons aujourd'hui est donc parfaitement claire.
Quel est le jeu pervers que l'Etat français joue aux Antilles ?
Qui soutient réellement l'UGTG et qui en tire vraiment les ficelles ?
Qui a intérêt à ce que la Société Antillaise soit dévorée de l'intérieur par une manipulation profonde qui la mine à tous les niveaux de son organisation : Ecoles, encadrement des jeunes, encadrement des désouvrés manipulables à loisir, encadrement faussement « culturel » etc .
Qui laisse impunément la « presse » locale se livrer à de puissantes campagnes de propagandes et de manipulations ?
Pourquoi n'ose-t-on pas dire clairement quels sont les objectifs poursuivis en Guadeloupe et Martinique ?
Pourquoi alors que la population n'a rien demandé et qu'elle s'est déjà exprimée il y a juste 6 ans sur la question du Statut des îles, a-t-on rapidement et de façon unilatérale ressorti un nouveau référendum sur ce thème ?
Pourquoi laisse-t-on les « pro74 » avoir autant d'impacts médiatiques sans intervenir pour rétablir un minimum d'équité dans le débat ?
Pourquoi a-t-on rédigé une question ouvertement piégée pour favoriser l'évolution statutaire en Martinique et Guyane le 10 janvier prochain ?

Nous demandons des comptes afin que soient levés les faux discours, les fausses positions de responsables politiques qui nous mentent et nous racontent n'importe quoi. Nous voulons vivre en paix, comme tous les autres citoyens français. Nous voulons que cessent ces scandaleuses manipulations qui ruinent nos îles et les épuisent humainement et économiquement. La majorité des Antillais aspire à une vie normale, digne et respectueuse du Droit Commun.Nous voulons que notre liberté de citoyens soit assurée par un Etat qui avoue franchement ses objectifs. Si l'on a décidé en haut lieu de nous virer du giron national, que l'on ait au moins le courage de nous le dire en face.

Si l'on veut que les DOM fassent partie intégrante de la République, il faut conduire ici un vaste nettoyage, une grande Catharsis qui éliminent et mettent sur la touche tous ceux qui crachent sur l'Unité Nationale et empêchent la vie dans les DFA de se dérouler de façon positive et sereine.
Nous demandons donc des explications et attendons des réponses !

Si ce texte vous convient, je vous propose de faire comme pour la pétition précédente. Assurons-en une diffusion large et massive. Notre liberté mérite bien quelques instants et les quelques minutes pour envoyer cela à qui de droits peuvent toujours servir à quelque chose!





Jeudi 7 Janvier 2010
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